Mais la réussite peut toujours être au rendez-vous. C'est le cas de Von-jemesuisfaitchevaucherdessusparKirkSnyder-Wafer, on connaissait ces qualités de scoreur. On voulait en être sûr, alors l'ex Laker s'est exilé en « ligue D », car pour l'instant, il ne servait plus a grand-chose a part se faire dunker avec un Fred-Weis-Style par des inconnus. Chose dite, il enchaine 21 pts par match chez les Colorado 14ers et marque 100 pions en 3 matchs. Si si, 43 pts par deux fois. 45 % a 3 pts. On savait désormais qu'il pouvait scorer comme un malade. L'été arrive, les oiseaux chantent, et a Las Vegas, le ballon tape par terre. Il rebondit. La pagaille s'organise. Merde, c'est qui ce gars ? Avec une qualité d'image médiocre, a 2h30 du matin, je m'aperçois qu'un gars passe 42 pts en 26 minutes. Et ici, la défense est déjà un poil plus appréciée. Nous sommes a Las Vegas, summer league 2007, un inconnu égalise le record de cette ligue d'été depuis sa création au paradis du jeu. Imaginez si ce mec aurait pu jouer 40 minutes. Le lendemain, je mate nba.com, et un nom apparait a mes yeux. Von Wafer. Je me rappelle l'avoir vu se faire sauter dessus, mais, lui faire ca ? Non. Mais quand on s'aperçoit de son passé en D-LEAGUE, la surprise est moins évidente. C'est certain, Von Wafer est un scorer. Il est signé par Denver.
Voilà a quoi aura servit son année en ligue de développement. Et il aura pu faire cette summer league grâce à ses 43 pts. Pouvons nous rêver en espèrant que Ian Mahinmi produise 30pts et 15 rebonds en d league ?
Historiquement, cette ligue existe depuis 2001 et a l'époque, seules huit équipes se battaient, toutes situées dans le sud-est des Etats-Unis. Mais en 2005, David Stern reprit les choses en main, et rebaptisa la NBDL, la NBADL...qui écrasera une bonne fois pour toute la vieillissante CBA. Oui, désormais la ligue de développement appartiendra a la NBA, et Stern, plus possessif que jamais organisera des accords durant l'été avec les associations de joueurs NBA et les propriétaires de franchises : « chaque club NBA peut placer deux de ses joueurs ayant moins de deux ans d'expérience en réserve dans un club de la « D-League », les autres joueurs étant sous contrat non pas avec les équipes, mais avec la ligue. Les franchises NBA peuvent faire appel à autant de joueurs qu'elles désirent durant la saison. »
Ainsi, de véritables « call-up » sont a observé : des joueurs productifs en dleague, jouant pour une équipe dépendante d'une franchise, peut rejoindre cette franchise a tous moments lors de la saison pour remplacer un joueur blessé, ou pour d'autres raisons. C'est souvent des « ten days contracts » qui sont les plus courants pour ce genre de repechage, ce fut notamment le cas pour Kevinn Pinkney avec les Celtics qui aura joué quelques minutes dans le massachussets.
A ce jour, 12 équipes sont a compter, et dès l'année prochaine le nombre devrait augmenter avec deux équipes supplémentaires. Un titre de MVP est tout de même décerné a la fin de chaque saison, mais souvent ce titre ne garantit en rien des minutes en NBA puisqu'a part Devin Brown en 2002-2003, peu de joueurs auront percé par la suite a « Sternland ».
Cette année, Randy Livingston, meneur trentenaire atteignant les 12.3 pts et 10.6 passes décisives s'est fait offrir le titre de MVP, après avoir emmené son équipe, les Idaho Stampede en finale de Conference. Malgré la ferveur du MVP, les Dakota Wizards auront été trop fort en finale face au 14ers même s'il s'en est fallu d'un fil puisque le match s'est joué sur prolongation. Quant a Randy, il est aujourd'hui logé à Seattle, pour user de son toucher de balle, ce sera la 12ème fois qu'il fera les porteurs d'eau dans une équipe NBA.
Dans le microcosme NBA, la ligue de développement peut aussi servir de fournisseur officiel d'expérience pour les rookies. Phil Jackson en traumatise chaque année. Cette saison, la victime fut Jordan Farmar, et Zen Master a frappé en plein c½ur. Le rookie aura donc eu la joie d'intégrer l'équipe des L.A Defenders, il a ainsi pu réaliser « l'exploit » d'avoir joué a la fois pour les Lakers, mais également pour les Defenders le même jour, ce passage ne lui a pas servit a grand-chose puisque ses mollets n'auront eu a supporter seulement 3 matchs d'orgie offensive. Malgré sa place confirmée dans le roster des lakers la saison prochaine, il n'aura engrangé que 19 pts et 7 passes par matchs en 36 minutes, trop peu pour un back-up dans un roster de niveau NBA. Un autre meneur des Lakers-maintenant ex-fut reconnu grâce a une ligue meneur : Smush Parker est devenu le premier joueur a réaliser un triple-double dans une ligue mineure des Etas-Unis.
Le sérieux des « compteurs de stats » n'est pas le plus grand, preuve d'une ironique captivation des joueurs par le public. Ainsi, Julius Hodge, ailier de 2m00, aurait, selon le site officiel de la ligue réalisé, 17.67 blocks par matchs lors d'un passage dans le Colorado en 9 games. Etrange quand l'on sait que le bonhomme ne réalise que 0.64 contres avec Albuquerque en seulement 11 matchs. Lui s'en fout, car il a un contrat-petit certes-avec les Bucks, mais est-ce que Milwaukee est mieux qu'Albuquerque ?
Preuve que les exemples sont nombreux, et que cette ligue peut regorger de talents tout comme être une salle d'attente immesurable, accueillant les vieux de la vieille, sorte de refuge pour joueurs incompris qui ne comprennent rien à rien. On ne vous conseillera jamais de regarder un match de D-League, tellement le jeu est pathétique, l'espoir de voir une défense de zone est approximatif de zéro, vous pourrez par contre voir un festival d'attaques en tout genre, rugissant sous l'applaudissement d'une trentaine de personnes composée du maigre public, du banc et du staff...Mieux vaut rester avec notre cocktail, a 30° celsus tandis que des joueurs se dévergondent pour se faire repérer. Mais attention : vous pourrez admirer non pas de l'alchimie entre des joueurs, mais du talent, qui n'attend juste qu'a être exploité, et a moins qu'Ian Mahinmi écrase tous les records, vous n'entendrez pas parler de la D-League de sitôt.


